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Marzhin
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Sex, gender and humor + autour d'Alain Soral Empty Sex, gender and humor + autour d'Alain Soral

le Ven 31 Mai 2019 - 10:28
Le texte qui suit est tiré d'une discussion sur un autre forum :

Quelqu'un a écrit:Blanche Gardin c'est plutôt vrai ce qu'elle raconte.

Faire l'homme ou faire la femme ça veut rien dire je pense moi. C'est du cliché.
Bien sûr que ça veut dire quelque chose, d'après des "clichés" justement comme tu dis, c'est-à-dire un référentiel culturel autour de la sexuation, référentiel qu'apparemment tu rejettes comme cliché, et pour quoi tu prétends que ça ne veut rien dire - au titre de ton rejet de ce référentiel culturel autour de la sexuation, donc de cette forme de culture en général. Il y en a d'autres formes, mais toutes développent des référentiels culturels autour de la sexuation, des "clichés", c'est-à-dire des genres.

Au-delà, un humoriste doit rester un humoriste ; on a tendance aujourd'hui, à les prendre pour des porte-parole, des ayant-droits de parler franchement, le restant du temps nous gardons pour nous nos franchises ... mais à une époque les humoristes étaient frivoles, et l'on se parlait franchement en tout bien tout honneur. Pour moi Blanche Gardin, ou Christophe Alévêque, ou Florence Forresti, ou Jérémy Ferrari, etc. sont frivoles, et c'est justement parce qu'ils le sont qu'ils sont humoristes et pas penseurs ou exprimeurs-à-notre-place, comme si on ne pouvait penser et nous exprimer qu'à travers le spectacle (ce qui donc se fait bizarrement de plus en plus) ...

... et finalement faire l'homme ou faire la femme réfère pourtant à une sexuation, doublée des idées culturelles qu'on y plaque. Tout le monde plaque des idées dessus rapport à un référentiel culturel genré avec ses propres "clichés", peu importe lesquelles, peut-être surtout les transsexuel-les d'ailleurs, qui se sentent hommes ou femmes, qui veulent clairement faire l'homme ou la femme. Et il s'agit quand même d'être homme et être femme même pour Blanche Gardin (je demandais justement si c'était sexiste, à ce compte de voir le mal partout !) même quand on joue sur le sens, en disant qu'on ne pense pas toujours qu'on l'est, donc qu'on ne l'est pas en termes d'identité définie, de genres - comme au début de son sketch. C'est bien parce qu'on s'en sent qu'on le fait exister chacun-e à notre manière, notre genre.

A la fin, il faut quand même se demander ce qu'il reste de monde commun, de culture, donc de possibilités d'intercompréhensions, peu importe le référentiel culturel ou les idées qu'on se fait : pour, contre, avec, sans, en-deçà, par-delà, ou à travers ... si on décrète qu'on n'a pas le droit d'en dire quoi que ce soit au prétexte que ça ne voudrait rien dire et que ce ne seraient que des "clichés", sous le coup de notre rejet du genre. Cela existe aussi, les a-genres.

Finalement, la culture progressiste en passe de devenir traditionaliste à force de militance (sur le progressisme, le traditionalisme, le réactionnarisme, suivre ce lien voir), culture qui porte tout ça aujourd'hui, c'est le libéral-libertarisme de gauche-sociétale et de droite-mondialiste, du centre donc avant tout ... qui peut bien se passer d'être démocratique, d'ailleurs ! pourvu que la loi laisse vivre le sexe et le genre à ses façons !



Dernière édition par Marzhin le Lun 17 Juin 2019 - 17:22, édité 1 fois (Raison : titre : + autour d'Alain Soral)
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le Lun 3 Juin 2019 - 10:17
Je vais reprendre le débat une seconde. De base, il me semble que les questions sont légitimes : par définition, dans féminisme, il y a féminin, or si on part sur le queer et le transgenre ou l'agenre, soudain ça fait tout drôle puisque c'est exit le féminin comme tel. Les militances sont incohérentes ou décohérentes avant tout.

En fait c'est très simple : la notion de féminisme devait fatalement susciter des réactions dites masculinistes, parce que ça va ensemble. Le sexe biologique (y en a-t-il un autre ?) de l'espèce humaine, souffre certes certaines influencent chromosomiques et hormonales, mais globalement il se manifeste en tant qu'incubateur ou inséminateur : féminin ou masculin. De ça on ne se débarrasserait que le jour où nous ne nous reproduirions plus qu'en mode transhumaniste, via utérus artificiels par exemple, à moins que sur des générations nous ré-évoluions vers la parthénogenèse, ce qui semble peu probable vue notre complexité, enfin reste l'option du clonage. Seulement nous voyons bien que ça pose des problèmes éthiques en biotechnologies, et que ce n'est pas aussi simple, d'autant plus qu'en attendant ce qui compte pour nous, là, présentement, dans nos vies belles et bien vécues, c'est justement notre tripe d'existence organique/biologique, pour le meilleur et pour le pire, et elle implique un sexe incubateur et un sexe inséminateur manifestes et largement partagés.

Anthropologiquement, toutes les sociétés ont dû faire quelque chose de la sexuation, et ce qu'elles en firent fut justement une plus ou moins grande accentuation binaire, sachant que certaines établirent des statuts ou des moments un peu spéciaux, plus ou moins honorés, quant aux amoures non-potentiellement sexuelles au sens incubateur-inséminateur du terme.

Par exemple, l'homosexualité initiatique chez les Anciens Grecs : Socrate avait la réputation d'être un sacré coureur d'éphèbes. Est-ce que Socrate se demandait s'il était efféminé ? ... Non seulement nous savons que l'effémination ne fait pas l'homosexuel, mais en plus nous nous doutons bien que le genre auquel appartenait Socrate, dans une société pourtant masculiniste, intégrait au genre masculin la pédérastie (homosexualité initiatique). A condition d'ailleurs, que l'aîné soit le preneur, et le jeune le pris, au risque de se sentir efféminé ! ... mais voilà que 2000 ans plus tard c'est l'homosexualité en elle-même, qui passa pour efféminée, et Socrate avec, ruinant son bel idéal, genre masculin. Socrate s'y sentait bien, parce qu'il avait confiance en soi (encore que marginalisé par la communauté athénienne, comme corrupteur intellectuel de la jeunesse, en tant que philosophe original et réputé). Socrate avait confiance en soi, et il bénéficia d'une reconnaissance dans le milieu de la pensée d'alors (à sa mort, Platon en fit une apologie, ce qui le popularisa jusqu'à nos jours).

Tout rôde autour de la question de l'estime de soi, qui dépend évidemment de notre proximité avec un certain idéal du moi, mais aussi avec le besoin d'appartenance à différents degrés, que nous éprouvons. Quelqu'un qui ressent fort le besoin d'appartenance, alors qu'il est "particulier" va commencer par s'auto-condamner, s'auto-exclure, de façon quasi-paranoïde, mais par simple manque de confiance en soi. C'est qu'il est galvanisé par son sentiment de particularité, et il s'imagine que c'est marqué sur son front alors que généralement ça passe à des kilomètres à la ronde pour le commun des mortels. Mais, quand certains comportements peuvent éventuellement surprendre, rapport à des habitus culturels - de genres, en l'occurrence, mais cela vaut pour tout - toute la question est alors de savoir dans quelle mesure la personne est attachée, par besoin d'appartenance, aux autres, c'est-à-dire aussi la prégnance de leur influence sur son estime de soi, voire intimement sur sa confiance en soi (ce qui est particulièrement vrai avec les plus jeunes).

A partir de là, tout dépend des personnes bien entendu, mais se communautariser est positivement une façon de se ré-encourager, donc de reprendre confiance en soi, comme dans un groupe de soutien thérapeutique, jusqu'au point où notre estime de soi dépend moins de la reconnaissance des autres en général (du besoin d'appartenance global). D'un autre côté, la communautarisation entretient, dans la reconnaissance des autres en général, justement, l'idée d'une particularité non-normale. Je dis bien non-normale parce que, même quand il est admis qu'elle n'est pas anormale, elle peut continuer de sembler non-normale : les gens font semblant de ne pas la voir, ce qui est justement le moment où c'est le plus gênant pour tout le monde. A partir de là, il me semble qu'un peu d'autodérision de la part de la personne concernée ne fait pas de mal, et a d'ailleurs tendance à rendre autrui admiratif, ce qui n'est pas dégueulasse comme résultat au final.

Et, de fil en aiguille, d'autant plus qu'on mûrit/vieillit, on devient capable de faire fi de toutes ces histoires, joyeusement. Néanmoins, ça ne supprime pas la question des éventuels violent-es qui nous agresseraient, seulement je pense qu'il faut aussi savoir raison garder, et effectivement savoir ne pas vivre dans la peur, cf. Faut-il lutter contre les -phobies ou contre les miso- ? C'est-à-dire qu'il ne faut pas monter tous les faits divers de cet acabit en épingle, parce que sinon c'est le même mécanisme pour tout le reste : ça finit en chiens de faïence, ce qui n'est pas ce que l'on peut appeler une vie commune heureuse. Et, aussi, n'ayons pas d'idéal du moi trop élevé, et surtout d'idéal du toi trop élevé : ça aide beaucoup. C'est-à-dire que l'être humain est un animal craintif qui n'admet pas aisément qu'il est faillible, inquiet et ignare en bien des choses, à commencer par l'autre là, en face de soi.



Dernière édition par Marzhin le Dim 9 Juin 2019 - 13:54, édité 1 fois
Marzhin
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le Sam 8 Juin 2019 - 9:04
J'évoquais les transsexuel-les, qui veulent de la sexuation (on dit binarité dans le milieu, en s'imaginant ainsi pouvoir humilier la nature et ceux qui n'agissent pas comme si la réalité était négligeable) mais voici que des lesbiennes militent sous la bannière Lesbians don't have penises. Élémentaire, mon cher Watson. Comme quoi : "les habitudes ont la vie dure, chasse le naturel et il revient au galop." Enfin ! Tant mieux.
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Vae Victis
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le Jeu 13 Juin 2019 - 13:17
C'est quand même assez surprenant cette encre que faut faire couler pour parvenir à "s'aménager l'espace de ses (dé)plaisirs" http://forum-philo-sophie.forumactif.com/t9-cyrenaisme ! et je vois que la vidéo de l'humoriste Bill Burr est tirée d'Égalité et réconciliation sur YouTube, la chaîne d'Alain Soral. Ceux-là on peut dire que c'est des fielleux ! Es-tu fielleux ?
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le Jeu 13 Juin 2019 - 18:37
Eh bien rien que pour tes beaux yeux @Vae Victis, ex-Frère Victuaille, je suis allé voir les fiches Wikipédia de Bill Burr et d'Alain Soral. Aucune connexion, pour commencer : qu'Égalité et Réconciliation ait sous-titré un de ses extraits en y plaquant son logo est de tactique sociopolitique. Il s'agit pour le soralisme de faire passer le message anti-victimoféministe, certes au travers - entre autres - de l'antisionisme et de l'islamophilie, au sens où l'islamisme serait victimisé. Ce dernier point (la victimisation soralienne de l'islamisme) est contradictoire avec la critique du victimoféminisme par le même homme, jouant bonnes victimes contre mauvaises victimes.

Et puis, à force de lire sa fiche Wikipédia, je me suis rendu compte que le véritable problème d'Alain Soral, c'était avant tout la censure et l'effet-Streisand qui font du monde sociomédiatique une caisse de raisonnances parfaites, pour une idéologie à moitié convenue (l'antivictimisme, je le partage, sinon je n'aurais pas cité cette vidéo) et à moitié vilaine garçonne (l'antisionisme, dont il faut reconnaître toutefois la possibilité, en tant qu'existe l'atlantisme et sa culpabilité post-Shoah pro-israélienne, notamment sous l'influence de l'ethnie des Juifs turcs nommés les Khazars ; c'est-à-dire qu'un judaïsme orthodoxe admet la Diaspora sans rechigner ! puisque c'est un décret yahvique : il n'est pas pro-israélien !)

A noter alors qu'Alain Soral s'est toujours défendu d'accuser le commun des croyants, uniquement la victimologie organisée de certains groupes d'obédience juive : dans un style impulsif éveillé, qui ne se passe pas de vulgarité, il est vrai, pour quoi il me semble que ses obsessions ont surtout suscité une ire picrocholine d'hygiène de CSPs supérieures et politico-médiatiques. Si à cela, tu ajoutes qu'Alain Soral est néo-marxiste, républicaniste, sophiste, tu as tout compris.

Donc, je répète avant tout que le soralisme ne doit son existence qu'à la censure (les restrictions communautaristes à la liberté d'expression, notamment anti-antisémites, comme si le sémitisme était une catégorie d'antiracisme à part, d'ailleurs ! de quoi faire gamberger les soraliens, encore !) ainsi qu'un effet-Streisand (plus on cherche à faire de la contre-publicité à quelque chose, plus on lui fait de publicité).

Au final, je pense surtout que le fiel vient de tes allégations sophistiques. On peut dire qu'elles manquent d'humour, ça oui.
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Vae Victis
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le Jeu 13 Juin 2019 - 20:41
Bon d'accord sur ton développement j'ai effectivement beaucoup de suspicion, mais là par contre non, moi aussi je sais lire Wikipédia :arrow: "notamment sous l'influence de l'ethnie des Juifs turcs nommés les Khazars" :arrow: Ça reste largement sujet à caution et genre complotiste : https://fr.wikipedia.org/wiki/Khazars#Problématique_Khazars-Ashkénazes
Marzhin
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le Ven 14 Juin 2019 - 17:07
C'est celui qui défendait René Guénon sur le topic afférent qui me dit cela, alors que René Guénon ressort lui-aussi des réactionnaires ! Tu as donc beau jeu d'alléguer sophistiquement sur mon compte, au sujet d'Alain Soral ! ... En lien, Daniel Lindenberg rapproche René Guénon de Charles Maurras et l'Action française, pour te dire (que ne rapprocherait-il pas des réactionnaires, au fait ! ... tout comme toi, tout à l'heure, semble-t-il !). C'est peut-être que le mot "réac" n'est pas un anathème, au fond (au passage alors, je signale la création de ReacNRoll.tv, pour les curieux : toute une réacosphère qui s'assume, et c'est tout à son honneur !).

Militer politiquement n'est pas philosopher : on a le droit de s'intéresser à tout, quand on philosophe ; on n'a plus le droit de s'y intéresser probement, quand on milite.

Alors. Concernant la controverse sur les Khazars, je l'ai donc bien lue, et je remarque que la génétique confirme l'héritage, un héritage que des chercheurs ressortants du judaïsme sont les premiers à valider, ce qui n'a pas empêché un dernier polémiste de revenir sur l'Histoire pourtant confirmée scientifiquement par ses prédécesseurs historiens et généticiens. Quant à savoir jusqu'où il y a discussion, c'est quelque chose qui a lieu de tout, partout dans les milieux scientifiques. En dehors des éléments éprouvés, les discussions sont denses, et c'est bien cela que la science : l'esprit de recherche méthodique.

A partir de quoi effectivement, il semble permis de s'étonner qu'un dernier polémiste ait eu besoin de se donner le dernier mot dans l'espace public, contre la filiation khazare. Cela signifie qu'il existe bien un certain néosionisme (et non pas sionisme, pour être précis, puisque le sionisme a obtenu ce qu'il voulait avec la reconnaissance de l’État d'Israël en 1947). De plus, quand on observe l'Histoire, on remarque que la fin de l'Empire Khazar correspond à l'avènement des Yiddishs en Europe, les Ashkénazim (originaires d'Allemagne), dont singulièrement une frange régnant en Israël, se considère un peu comme "la race aryenne" du judaïsme, devant les Séfarades et les Mizrahim, ce n'est pas dit pour la provoc : originaires d'Allemagne ça ne s'invente pas ... Donc avant tout, ce qui est magnifié par un certain néosionisme contemporain, porté pour X raisons bonnes et mauvaises (géopolitiques avant tout) par l'atlantisme, c'est une guerre de religions, sur la base d'une guerre antireligieuse (la Shoah). Et, pour cela, il faut inventer que tous les juifs sont originaires de Palestine, ce qui n'est pas vrai, d'autant plus qu'aucun texte biblique ne laisse entendre que le dieu revenait sur la Diaspora.

Remarque alors, @Vae Victis, à quel point tout cela est de nationalisme post-colonial. Nous autres, notamment Européens, sommes un îlot d'humanitarisme sur Terre, à récuser - du moins socio-politico-médiatiquement - toute forme de nationalisme. Et pourtant, toute l'Histoire depuis la deuxième moitié du XXème siècle, témoigne de notre effort à soutenir des nationalismes anti-européens dans le monde, ce qui s'appelle l'indépendantisme post-colonial. Qui, chacun, se sont fait sur la base de nationalismes, sinon de patriotismes, et pour tout dire de populismes locaux.

Nous ne sommes pas cohérents, et les raisons qui nous poussent à soutenir Israël sont donc belles et bien géopolitiques, par-delà bien et mal. Qu'ensuite le soralisme critique cela, ce devrait en réalité être son droit de l'homme le plus strict : seulement au nom de bonnes intentions qui pavent l'enfer, il y a une censure, il y a des chiens de garde (et de nouveaux chiens de garde). Un seul exemple : dans une émission de Clique TV présentée par Mouloud Achour, avec l'humoriste amateur de sciences Alexandre Astier, et l'astrophysicienne Fatoumata Kebe. Alexandre Astier avait prêté sa voix pour doubler le jeu vidéo Mass Effect, de guerres interstellaires. Quand Achour demande à Kebe ce qu'elle en pense, cette dernière s'indigne que c'est transposer le colonialisme dans l'espace, au prétexte que la notion de colonies humaines implantées çà et là dans l'univers (pourtant sans nationalité spécifique) ne lui plaisait pas ... mais très vite, quand il est question d'aller sur la lune et d'y planter un drapeau, Astier estime que c'est risible, or Kebe intervient en disant qu'elle serait trop fière d'y planter le drapeau de son pays d'origine, sans que personne ne soit en droit de moufter ? Donc, en somme, Kebe était la seule véritable post-coloniale de la clique. Et Achour de sourire de connivence, tandis que le représentant nolontaire de la domination éternelle, l'Européen séculaire assimilé, j'ai nommé Alexandre Astier, passait pour le con - - -

C'est-à-dire que la victimologie contemporaine a naturellement besoin d'un bouc-émissaire, dans sa schizothymie (on a vraiment besoin de bouc-émissaires qu'au compte d'une schizothymie). De victime, elle est devenue bourreau en victimisant sur un déni, l'Européen séculaire assimilé, qui pourtant lui a offert de prendre son indépendance (aux anciennes colonies, aux femmes). Où nous retombons sur nos pieds, rapport à ce topic :

Per moderna definitio, la charmante Fatoumata Kebe, et derrière elle Mouloud Achour (il a "le défaut" d'être homme) passent pour rationnels, devant l'Européen séculaire assimilé, qui pourtant s'avérait plus rationnel qu'eux, puisque Fatoumata Kebe se contredisait d'une minute à l'autre dans la démarche. Elle était plus nationaliste qu'Astier, c'est un fait, qu'on le lui pardonne ou non, de ce qu'elle s'émotionnait, émue, émouvante, sans compter son communautarisme voire son racisme, de connivence avec Achour.

Le problème, donc, c'est l'émotionnalisme en guise de raison. Ce que l'on pourrait philosopher sous la notion de raison émotionnelle, au même titre qu'Emmanuel Kant parla de raison pure et Peter Sloterjik de raison cynique, etc. Pour d'autres exemples des aveuglements de cette raison émotionnelle, je renvoie au topic Honnissements entraînants.
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Sang Noir
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le Sam 15 Juin 2019 - 20:44
Vae Victis, tu charries encore Marzhin. Même si le flegme de Marzhin ne semble pas banal au sujet du soralisme. Je ne connais que des échos médiatiques, mauvais. Ce que je lis là m'étonne. L'ignorance publique mène le débat, alors j'ai aussi cru que ça faisait complotiste. Alors j'ai lu le Wikipédia sur les Khazars puis les Ashkénazes à fond. Juste une chose Marzhin : contrairement à la page des Khazars, la génétique se trouve mise en doute à la page des Ashkénazes, sources à l'appui. Juste mise en doute.

Mais mon petit doigt me dit que cette question fait bondir beaucoup trop de mondes pour qu'il n'y ait pas anguille sous roche (géopolitique). Il s'agit bien de guerre de religions, sur la base d'une guerre antireligieuse (la Shoah) comme dit Marzhin. Il faut dire que le christianisme joue aussi son origine dessus. Le pire, provient de l'absence du point de vue musulman. Ça compliquerait encore plus. Si j'ai bien compris les juifs mizrahim correspondent à des Arabes juifs, dédaignés par une frange Ashkénazes au cœur d'Israël, en effet. Pas étonnant, qu'Alain Soral devienne islamophile, avec Dieudonné, etc. Enfin je vais m'en tenir là, ces histoires ne me concernent pas et j'en ai marre qu'on les importe en France. Peu importe la source, ça m'énerve.

Merci pour ces bonnes réflexions sur les sexes et les genres, Marzhin. Tu ne sembles pas du tout réac, mais tu restes concret. Je les ai lues avant de m'inscrire, elles font partie de mes motivations à m'inscrire.
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Vae Victis
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le Dim 16 Juin 2019 - 11:14
"Pas étonnant, qu'Alain Soral devienne islamophile, avec Dieudonné, etc. Enfin je vais m'en tenir là, ces histoires ne me concernent pas et j'en ai marre qu'on les importe en France. Peu importe la source, ça m'énerve." :arrow: Bon en même temps si ils militaient pas on pourrait jamais se poser toutes ces questions géopolitiques de guerre de religions mais apparemment aussi de racisme (Ashkénazes israéliens émigrés d'Allemagne ayant du pouvoir > immigrés Mizrahim, juifs arabes) donc bon hein.
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Sang Noir
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le Dim 14 Juil 2019 - 21:37
Le seul rapport avec le topic, c'est que ces cultures ne sont pas aussi affranchies que les nôtres. Même s'il y a des ponts. Elles n'accordent pas de bonnes places aux femmes ni aux genres. Alain Soral n'y changera rien.
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